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<title>Editos Generation France.fr</title>
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<copyright>Generation France 2009</copyright>
<language>fr</language>
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 <title>Editos Generation France.fr</title>
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<pubDate>Thu, 11 03  2010 18:09:39</pubDate>
<item>
<title>Atelier Performance Publique : "Déficits publics : il n'y a pas de fatalité !"</title>
<description><![CDATA[<p>En 2009, les débats traditionnels de fin d'année sur les finances publiques ont été marqués
par la rigueur implacable des chiffres.
</p>
<p><strong>Vu sous cet angle, la France est clairement dans le rouge : le déficit de l'Etat avoisine les
140 milliards d'euros en 2009, à comparer aux 50 milliards d'euros de 2007 et 2008. Celui,
consolidé, de l'ensemble de nos administrations publiques, incluant en particulier la
sécurité sociale, atteint quant à lui 8,2 % du produit intérieur brut. </strong>Rappelons que nos
engagements européens nous interdisent en principe de dépasser 3 %...
</p>
<h4>I. Comment en sommes-nous arrivés là ?</h4>
<p>Pour le savoir, il faut déjà regarder loin en arrière. Nos problèmes de finances publiques
ne datent pas de la crise financière. Le budget de l'Etat est continuellement en déficit
chaque année depuis 1981.
</p>
<p><strong>Sur le long terme, la France a en réalité fait jusqu'à présent le choix de la dette,
c'est-à-dire le choix de s'adapter aux évolutions sociales et économiques en ajoutant des
dépenses supplémentaires au lieu d'accepter de remettre en cause ses politiques publiques.
</strong>Sans en avoir les moyens, le secteur public est devenu le garant de trop de risques, le
financeur à fonds perdus de trop nombreux chantiers. Certains ont été jusqu'à parler de
"drogue".
</p>
<p>Notre pays vit depuis trois décennies sous le régime d'un déficit structurel, évalué à 3,5 %
du produit intérieur brut en 2009,<strong> qui ne résulte pas d'une quelconque crise et persiste en
période de croissance. Non seulement le déséquilibre des finances publiques se creuse dans
les périodes les moins fastes, ce qui serait encore justifiable, voire économiquement défendable,
mais nous ne parvenons pas à revenir à l'équilibre (et encore moins à un excédent)
quand la conjoncture s'améliore.
</strong></p>
<p>En conséquence, la dette publique de la France
gonfle chaque année, elle progresse vers les
1.400 milliards d'euros. Autrement dit, chaque
Français, dès sa naissance, se trouve "endetté"
de plus de 20 000 euros. C'est avant tout l'Etat
qui supporte cette charge, à hauteur de 1.000
milliards d'euros, car il a repris à plusieurs
reprises les engagements de la sécurité sociale.


</p>
<p>La gestion des collectivités territoriales est plus encadrée, avec une obligation d'équilibre de
leur budget de fonctionnement, si bien qu'elles sont dans l'ensemble moins endettées.

Toutefois, comme le montre encore l'actualité récente, certaines d'entre elles se sont
trouvées engagées dans des stratégies financières à risque. Dans les cas les plus graves,
c'est d'ailleurs à l'Etat que revient la responsabilité de redresser la situation. C'est même lui
qui peut se trouver amené à répondre à des dettes contractées.
</p>
<p><strong>Cette dette, contractée pour une bonne partie hors de toute période de ralentissement
économique et sans aucune contrepartie dans des investissements porteurs d'avenir
pour nos concitoyens et leurs entreprises, est un constat d'échec, auquel nous devons
maintenant faire face collectivement.
</strong></p>
<p>Malgré ses inconvénients, nous aurions sans doute pu vivre encore longtemps dans cette
situation, laissant le cadavre du déficit budgétaire et de la dette dans le placard.
D'ailleurs, la situation n'était-elle pas en voie d'amélioration ? Avec la refonte de notre
système budgétaire par la LOLF (Loi organique relative aux Lois de Finances) à partir de
2001, à travers les actions de modernisation conduites à partir de 2005, et enfin depuis
2007 dans le cadre de la révision générale des politiques publiques lancée par le Président
de la République Nicolas Sarkozy, l'Etat a renforcé ses moyens de piloter et d'optimiser ses
dépenses.
</p>
<p><strong>Par ce biais, un redressement progressif était engagé, avec un retour à l'équilibre prévu pour
un horizon de moyen terme, situé entre 2010 et 2015.
</strong></p>
<h4>II. La crise a changé la donne</h4>
<p>Nous sommes maintenant confrontés à la situation exceptionnelle d'une crise économique
telle que le monde n'en a pas connu depuis 1929. Le salut, de l'aveu général, ne résidait que
dans une réaction rapide des pouvoirs publics, afin d'éviter cette fois la mise en place d'un
cercle vicieux déflationniste comme celui des années 1930. Nos concitoyens demandaient
la protection de l'Etat. Pour un temps, le choix de l'austérité ne semblait donc plus
défendable, pas plus au plan technique que politique.
</p>
<p><strong>L'impact à court terme sur les finances publiques est massif. La France, comme les autres
Etats comparables, est amenée à investir des sommes et à prendre des engagements
considérables pour éviter que son économie ne subisse trop de dommages difficilement
réparables</strong> (faillites, licenciement, défaut des banques) et qu'elle reprenne au plus vite son
cours normal. Cela suppose de dépenser plus, donc de creuser les déficits.
</p>
<p>Le coût du plan de relance en 2009 est de 39 milliards d'euros, soit 6 de plus que prévu.
A titre d'illustration, les dépenses d'investissement de l'Etat ont été relancées à hauteur de
2,8 milliards d'euros, des mesures de soutien à l'économie (aide au remplacement des
voitures anciennes, fonds de garantie pour les PME) ont été mises en place à hauteur de
7,6 milliards d'euros, les remboursements anticipés d'impôts en faveur de la trésorerie des
entreprises (crédits de taxe sur la valeur ajoutée et d'impôt sur les sociétés principalement)
ont représenté sur l'année une surcharge de 15 milliards d'euros.
</p>
<p><strong>Par ailleurs, en dehors de toute action du gouvernement, la crise a déjà des effets automatiques
sur les finances publiques. </strong>Côté ressources, l'assiette des impositions est fondée sur
les bénéfices des entreprises, le montant des opérations commerciales, la valeur des actifs,
dont le montant baisse irrémédiablement.A titre d'exemple, les recettes de l'impôt sur les
sociétés sont au total divisées par deux en 2009, et passent de 50 à 20 milliards d'euros.
</p>
<p>A cela s'ajoute la baisse de la taxe sur la valeur ajoutée pour le secteur de la restauration,
qui représente une perte de recettes de 3 milliards d'euros en année pleine.
</p>
<p>Quant au déficit de la sécurité sociale (régime général), de 24 milliards d'euros en 2009, il
passera à 31 l'an prochain, avec une croissance de 4 % des dépenses. Les branches vieillesse
et maladie risquent de devoir faire face pendant longtemps à l'alourdissement des charges
résultant du vieillissement de la population, qu'il n'a pas été possible d'anticiper suffisamment.
</p>
<p><strong>En période de crise économique, les ressources issues des cotisations sociales sur les
salaires subissent par ailleurs les conséquences de la contraction de la masse salariale.
Aujourd'hui, nous n'avons pas d'autre choix que de dépenser plus et percevoir moins
d'impôt pour alimenter le fonctionnement de notre économie et répondre aux difficultés
sociales des Français.</strong> Mais au-delà de cette respiration artificielle, indispensable,
la France manque cruellement de marges de manoeuvre financières pour
orienter sa stratégie dans le contexte économique mondial et initier les
investissements publics qui demain se révèleront payants.
</p>
<p>Quant au grand emprunt, annoncé par le Président de la République pour financer les
priorités de long terme, on peut s'interroger à première vue sur le sens de ce projet. En effet,
la France emprunte déjà des sommes considérables
sur les marchés pour refinancer ou augmenter sa
dette. Le besoin de financement de l'Etat en 2010
est ainsi de 212 milliards d'euros.
</p>
<p>Bien sûr, il comporte un signal politique positif dans
la mesure où il traduit l'idée très juste que
l'endettement doit financer des investissements qui
généreront la croissance, ce qui n'a pas été le cas
dans notre passé récent.
</p>
<p><strong>Mais il est nécessaire dans ce cas qu'il réponde à une logique de substitution, et que son
montant corresponde à des économies réalisées par ailleurs, ou à un financement plus élevé
des autres dépenses par la fiscalité, donc à une baisse du besoin de financement à due
concurrence. </strong>Cela matérialiserait le fait qu'il y a une bonne et une mauvaise utilisation de
la dette, et que le gouvernement privilégie la première.
</p>
<h4>III. Quelles sont les conséquences ?</h4>
<p><strong>A première vue, la dette publique est indolore, presque virtuelle. </strong>Dans notre système économique
marqué par la mondialisation financière, avec des réservoirs d'épargne quasiment
inépuisables, il semble qu'un opérateur peut toujours trouver des fonds pour se refinancer,
a fortiori s'il s'agit d'un emprunteur notoirement de bonne réputation comme la France.
</p>
<p><strong>Toutefois, la réalité est bien différente. D'abord, aucun gestionnaire ne saurait
l'ignorer, le premier effet d'une dette est de provoquer des charges financières.
</strong></p>
<p>L'Etat consacre une large partie de ses ressources à payer les intérêts de ses emprunts,
54,6 milliards d'euros en 2008. C'est son deuxième poste de dépense après les
rémunérations, et il représente plus que le total des recettes de l'impôt sur le revenu.
De ce fait, les marges de manoeuvre pour financer des investissements
stratégiques ou répondre à des besoins sociaux sont fortement contraintes.
</p>
<p>Au plan politique, c'est une part significative du budget dont l'utilisation échappe au choix
du gouvernement et au vote du Parlement. Cette situation n'est pas acceptable.
Ajoutons que le niveau de ces intérêts par rapport au budget de notre secteur public et par
rapport à notre richesse nationale, nous met en risque au regard de l'évolution des
marchés financiers internationaux. Si les taux montent, les charges financières de l'Etat,
lorsqu'il se refinance, augmenteront de manière strictement mécanique.
</p>
<p><strong>De ce point de vue, la situation, actuellement favorable, pourrait évoluer. Les taux sont
historiquement bas du fait de la volonté des autorités monétaires (la Banque centrale
européenne) d'alimenter les économies en liquidité dans le contexte de la crise. Il n'est pas
exclu que la reprise donne lieu à une remontée progressive en la matière, avec une politique
plus rigoureuse des émetteurs et une exigence accrue de rentabilité des investissements.
</strong></p>
<p>Le niveau d'endettement a également un impact si l'on regarde les éléments du bilan de
l'Etat, au sens de la comptabilité d'une entreprise. La dette constitue un passif considérable,
et les actifs à mettre en face (immeubles, équipements, incorporels) sont d'une valeur
moindre. Le déséquilibre s'élevait dans les comptes de 2008 à 686 milliards d'euros.


</p>
<p>Certes, la fonction de l'Etat est d'investir pour développer la richesse nationale, et cette
dernière n'est pas mise en évidence dans cette approche comptable. Mais il n'est pas
certain que toutes les innombrables dépenses de fonctionnement qui ont été financées par
les déficits publics aient réellement une contrepartie à ce niveau.
</p>
<p>C'est au vu du bilan dans toutes ses composantes et des perspectives d'avenir qu'un
bailleur de fonds va prendre sa décision d'investissement. Dans le système financier actuel,
les agences de notation attribuent sur cette base des scores aux emprunteurs.
</p>
<p>A cet égard, la France a actuellement l'avantage apparent de bénéficier des meilleures notes,
qui caractérisent les emprunteurs très fiables, ceux à qui l'on peut prêter sans risque et aux
taux les plus bas. Cette situation a longtemps rendu d'autant plus indolore le fait de
s'endetter davantage. Elle est également déterminante, car, si elle change, l'Etat subirait des
charges financières bien plus importantes lorsqu'il devra refinancer sa dette.
</p>
<p>Là aussi, nous sommes dans une situation de risque. L'endettement représente désormais
un montant considérable en valeur absolue, et une part très importante de la richesse
nationale, puisqu'il va atteindre près de 90 % du produit intérieur brut en 2010. Cette dette
a une maturité moyenne de 7 ans environ. La proportion entre nos engagements et la
capacité collective de notre économie à les honorer évolue donc, sans qu'il soit possible de
savoir à quel moment elle aura un impact sur notre facilité à emprunter.
</p>
<p>En définitive, force est de constater que les perspectives sont marquées par une
incapacité récurrente des pouvoirs publics français, au cours des 30 dernières
années, à piloter dans la durée une stratégie d'assainissement. De ce fait,
nos concitoyens connaissent une incertitude croissante sur la manière dont la nation fera
face à ses engagements financiers. Ce climat est dommageable. Il peut dissuader les
entrepreneurs de prendre des risques, et peser sur la croissance en incitant les ménages à
davantage épargner, par précaution.
</p>
<p>Si l'on compare avec des exemples
étrangers, la France a un déséquilibre
structurel nettement plus élevé que la
moyenne de la zone euro, qui est
proche de - 1 %. La Commission
européenne prévoit un déficit moyen
de 5,3 % en 2009 et 6,5 % en 2010.
</p>
<p>En particulier, la situation de l'Allemagne semble plus favorable, du fait de sa gestion plus
rigoureuse dans le passé. Elle a connu en 2008 une situation d'équilibre budgétaire mais le
déficit devrait passer à 3 % en 2009 et 5 % en 2010. Le nouveau gouvernement a pu
annoncer récemment qu'il mettrait en place dans le futur d'importantes baisses d'impôts
(24 milliards d'euros) pour accompagner la reprise.
</p>
<p>En revanche, dans le cadre de la crise, le Royaume-Uni a pris des mesures de relance
onéreuses (baisse de la taxe sur la valeur ajoutée) alors que ses recettes fiscales sont
fortement réduites. Le déséquilibre de ses finances publiques devrait atteindre 12 % cette
année. Pour le corriger, les autorités politiques annoncent une politique de rigueur sur les
dépenses. L'opposition demande en particulier une révision des traitements des
fonctionnaires.
</p>
<p>Enfin les Etats-Unis accusent en 2009 un déficit de plus de 10 % et une dette de plus de
90 % du produit intérieur brut. La gravité de cette situation est toutefois à nuancer du fait de
la capacité de leur économie à atteindre des taux de croissance élevés.
</p>
<h4>IV. Comment s'en sortir ?</h4>
<h4>
<p>Nous sommes à un moment stratégique, parce que nous ne sortirons de la crise économique
que si nous pensons dès maintenant à la suite. Sinon, il y aura toujours des problèmes non
réglés qui se rappelleront à notre bon souvenir. La stratégie de l'autruche n'est pas payante.
</p>
<p>En premier lieu, il faut maintenant modifier le
pilotage de nos finances publiques. Depuis le
début des années 2000, il est structuré autour
d'une norme d'évolution des dépenses, qui
régit l'élaboration du budget au sein des
administrations. Plus récemment, les niches
fiscales, qui réduisent les recettes, ont fait l'objet d'un suivi et d'une gouvernance spécifiques.
Cette approche correspond, au plan budgétaire, à l'optimisation de l'organisation et des
processus des administrations, dont la traduction majeure est la révision générale des
politiques publiques qui doit ainsi permettre 7 milliards d'euros d'économie d'ici 2011.
Elle est très pertinente pour des dépenses de fonctionnement, que la bonne gestion doit
conduire à diminuer autant que possible, sans aller toutefois jusqu'à paupériser les services et
dégrader les conditions de travail, ce qui serait contreproductif.
</p>
<p>Dans ce domaine, beaucoup a été fait depuis 2005. La décision du Président de la République
de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique d'Etat
permet aussi, en raison de la situation démographique, de diminuer progressivement mais de
manière significative les effectifs et les charges salariales. Cela représente 34.000 emplois en
2009.

</p>
<p>Il existe encore de la part de nos concitoyens une demande politique d'aller plus
loin, comme l'ont montré les états généraux de la dépense publique
organisés par le Groupe UMP de l'Assemblée nationale. Certains gisements
d'économie restent d'ailleurs à explorer en profondeur, en supprimant des institutions
inutiles, en révisant des subventions injustifiées, des frais inutiles.
</p>
<p>Un exemple : comme dans d'autres institutions, des représentants des administrations
se rendent à des rencontres internationales, réunions ou colloques à l'étranger.
Des manifestations sont organisées en France. Ces activités provoquent des dépenses et
mobilisent les agents publics au détriment d'autres missions, alors qu'elles sont insuffisamment
pilotées et évaluées. Il serait certainement utile de procéder à un audit et de mettre en
place l'organisation et les instruments pertinents pour assurer l'efficience de ces actions.
Toutefois, il ne faut pas croire que ces économies, très symboliques, portent sur des
montants de nature à rétablir l'équilibre budgétaire, encore moins à réduire la dette.
</p>
<p>Par ailleurs, cette logique d'optimisation s'applique difficilement aux politiques d'intervention,
et en particulier aux dépenses sociales, dont l'approche est plus complexe.
La première question, essentielle, porte sur le principe des missions et sur la structure qui les
assure. Si la révision générale des politiques publiques doit atteindre des résultats
financiers plus significatifs, il faudra qu'elle passe par cette démarche, qui faisait partie du
projet initial.
</p>
<p>C'est par exemple le cas du logement, domaine qui mobilise des administrations, des
financements, des avantages fiscaux, alors que la question du principe et de l'étendue de
l'intervention publique n'a pas été suffisamment posée. Sans parler de l'enchevêtrement des
compétences entre l'Etat et les collectivités territoriales en la matière.
Parfois, il peut aussi sembler efficace de confier l'exécution de tout ou partie d'une politique,
sous l'autorité d'une personne publique, à un acteur privé. Pôle Emploi, par exemple,
délègue le suivi de certains demandeurs d'emploi à des entreprises spécialisées. Ce type de
partenariat permet aux administrations de se concentrer là où leur présence est cruciale.
</p>
<p>Enfin, dans les cas où l'intervention
publique est nécessaire, la solution doit
résider non dans la réduction mais
dans la maximisation de l'efficacité des
dépenses par rapport à leur objectif, en
supposant que ce dernier soit légitime.

</p>
<p>C'est tout le principe de l'évaluation, déjà prévue par la LOLF et qui doit désormais
devenir un élément central de notre démarche budgétaire. Cela suppose de se doter de
nouveaux moyens, en renforçant la structure spécialisée qui existe déjà à l'état
embryonnaire à Bercy et en créant également au sein du Parlement des administrations
suffisantes pour mener le controle des politiques publiques.
</p>
<p>Certes, le développement de l'évaluation ne va pas résoudre tous les problèmes
mais il peut faire progresser notre vie politique vers de nouveaux équilibres,
vers plus de transparence et de rationalité. La décision sur la dépense publique doit
perdre son caractère d'acte discrétionnaire, trop souvent marqué par le résultat de rapports
de force ou la volonté de servir les desseins personnels de tel décideur. Elle doit être mise
au service des Français.
Par ailleurs, au plan politique, il est essentiel de marquer une véritable rupture dans l'esprit
de tous les Français en matérialisant le fait que la bonne santé des finances publiques est une
exigence collective reconnue comme telle, et le retour à l'équilibre une priorité constante
sur le moyen terme. Nous ne pouvons plus laisser l'inquiétude de nos concitoyens sans
réponse.
</p>
<p>Les mesures techniques, y compris les plus ambitieuses, ont atteint leurs limites : la création
de l'Agence France Trésor en 2001 a permis d'optimiser la gestion de la dette, avec l'effet
pervers de la rendre plus indolore ; la LOLF a entièrement rénové notre système
budgétaire en garantissant la transparence et en assurant au Parlement une vision fidèle de
la situation financière de l'Etat. Mais rien n'a stoppé le creusement des déficits.
</p>
<p>Compte tenu de l'importance pour l'avenir de la santé de nos finances publiques, n'est-il
pas opportun désormais d'inscrire solennellement dans notre Constitution un principe
contraignant en la matière, comme cela s'est fait par exemple en Allemagne ?
</p>
<p>Ce principe pourrait se traduire par une trajectoire de retour à l'équilibre d'ici la fin du
prochain quinquennat, soit 2017, puis une interdiction des déficits sous réserve de mesures
conjoncturelles de relance en cas de crise grave. Cette règle concernerait l'Etat et la
sécurité sociale. Des règles spéciales seraient prévues pour les collectivités territoriales.
En revanche, l'idée de prévoir que certaines dépenses, par exemple d'investissement,
échappent à ce principe risque de déboucher sur une excessive complication et des risques
de distorsion.
</p>
<p>Le Parlement serait naturellement fondé à porter cette proposition, dans la mesure où le
vote et le contrôle du budget et le consentement à l'impôt font partie de ses responsabilités
les plus essentielles. Une telle règle fournirait un cadre pour une coproduction budgétaire
plus efficace, en bloquant les effets de dérive.</p>
</h4>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
<guid>http://www.generationfrance.fr</guid>
<pubDate>Thu, 14 10  2010 12:09:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le numéro trois des Cahiers de Génération France.fr vient de sortir !</title>
<description><![CDATA[<p>Ce
nouveau cahier de Génération France.fr rassemble des contributions des ateliers, un décryptage de l'actualité et des entretiens avec l'historienne Mona Ozouf et Kenneth Weinstein, président du Hudson Institute. Vous pouvez en découvrir <a href="tl_files/telechargements/sommaire_cahiers_n3.pdf">le sommaire en cliquant ici.</a></p>
<p>
C'est
le moment de <a href="tl_files/telechargements/abo_cahier.pdf">s'abonner</a> !</p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
<guid>http://www.generationfrance.fr</guid>
<pubDate>Thu, 14 10  2010 12:09:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Aussi stratégique que l'indépendance énergétique, l'indépendance alimentaire !</title>
<description><![CDATA[<p>On interroge un enfant d'une dizaine d'années sur ce qu'il veut faire plus tard. Lui répond : <em>« Comme mon père. »</em> Mais le père, assis en face, n'y croit pas. Il est agriculteur et répond <em>« ça existera plus »</em>. Cette scène touchante est saisie avec tendresse par Raymond Depardon dans son admirable documentaire, <em>Profils paysans : la vie moderne</em>. Elle en dit long sur la perception que certains ont de l'agriculture dans notre pays.
</p>
<p align="justify"><a href="../club/independance-alimentaire.php">Lire la suite [gt][gt]</a></p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
<guid>http://www.generationfrance.fr</guid>
<pubDate>Wed, 10 06  2009 17:11:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Burqa : réagissez à la position de Jean-François Copé !</title>
<description><![CDATA[<p>La question du voile intégral n'est <strong>pas un </strong><strong>sujet</strong><strong> religieux</strong>, mais bien un <strong>sujet </strong><strong>de société</strong>. </p>
<p>Il s'agit avant tout de notre conception du <strong>«</strong><strong> </strong><strong>vivre ensemble</strong> » et du <strong>respect des droits des femmes</strong> dans notre pays.</p>
<p>C'est pour cela que j'ai constitué, dès le 23 juin dernier, un groupe de parlementaires chargé de mener une réflexion sur la pratique du port du voile intégral sur notre territoire national.</p>
<p>Après <strong>six mois de travail</strong> et l'audition de très nombreuses personnalités - religieuses ou laïques - je suis persuadé que <strong>le temps de la décision politique est venu.</strong></p>
<p>Le  respect  de  la  <strong>dignité humaine</strong>, principe  à  <strong>valeur  constitutionnelle</strong>,  m'apparaît comme  la base essentielle de notre démocratie, comme je l'ai rappelé dans mon <a href="tl_files/Discours_JFC_voile_integral.pdf"><strong><span style="text-decoration: underline;">discours du 17 décembre dernier</span></strong></a>.</p>
<p>En tant que législateurs, avec un grand nombre de mes collègues députés, nous considérons qu'il y a des fondements juridiques solides pour justifier une interdiction et que pour cela, <strong>une loi est indispensable</strong>.</p>
<p>Je vous invite donc tous sur ce site, si vous le souhaitez, à <strong>me donner votre avis </strong>et à<strong> apporter</strong><strong> votre soutien</strong> à cette initiative !</p>
<p> </p>
<p>{{insert_content::117}}</p>
<p> </p>
<p><a name="comments"> </a></p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
<guid>http://www.generationfrance.fr</guid>
<pubDate>Wed, 23 12  2009 21:40:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>"Loi sur le voile intégral : mes réponses aux objections" par Jean-François Copé</title>
<description><![CDATA[<p><strong>Dès l'été, j'avais
clairement exposé ma conviction sur le port du voile intégral : au nom de la
dignité humaine et pour des motifs d'ordre public, il me semblait nécessaire de
proposer une loi d'interdiction, précédée d'une phase de dialogue et de
pédagogie. C'était mon intuition initiale, elle méritait d'être mise à
l'épreuve d'un travail de fond. </strong></p>
<p>C'est pourquoi, avec
les députés du groupe UMP, nous avons lancé un groupe de travail sur le voile
intégral pour comprendre ce qu'elle signifiait et comment nous devions réagir
face à ce phénomène. N<strong>ous avons pris le temps de réfléchir en échangeant avec un
panel très large d'associations de terrain, de philosophes, de juristes, de
représentants de la communauté musulmane. </strong></p>
<p><strong>Après le temps de la
réflexion vient le temps de la décision politique. Nous y sommes ! </strong>Je prends
donc mes responsabilités, avec les députés qui ont co-présidé le groupe de
travail, Nicole Ameline, François Baroin et Eric Raoult, également rapporteur
de la mission parlementaire sur ce sujet. Le groupe UMP va déposer une proposition
loi début janvier pour interdire le fait de se masquer le visage en permanence
dans l'espace public. Il s'agit en fait simplement de rappeler ce qui était
jusqu'à présent si évident qu'il n'y avait pas besoin de l'inscrire dans notre
droit : la visibilité du visage est une condition indispensable au «vivre
ensemble » et un gage de sécurité. </p>
<p>J'ai lu quelques
objections à cette proposition, qui méritent des réponses précises.</p>
<p><strong>1/ Certains disent :
« c'est une manuvre politicienne. Il aurait fallu attendre encore ».
Mais un consensus ne se construit pas sur du vide et de l'indétermination, il
se construit sur la base de propositions ! </strong>Voilà pourquoi j'expose
clairement mes positions. Lorsque j'ai proposé une loi d'interdiction en
juillet, cela a fait débat. Aujourd'hui, après un temps légitime de réflexion
et de concertation, beaucoup de ceux qui se sont penchés sur le sujet se
rallient désormais à ce principe. Quelle que soit leur famille politique. Les
députés UMP ont largement approuvé la démarche que j'ai proposée mardi dernier.
Au PS, Philippe Esnol, Aurélie Filipetti et Manuel Valls se prononcent
clairement en faveur d'une loi d'interdiction du voile intégral sur l'ensemble
de la voie publique, dans une tribune publiée dans Libération le 21 décembre. Je
me félicite de ces clarifications qui en appellent d'autres. La mission
d'information parlementaire a annoncé qu'elle rendrait sa position fin janvier.
Il n'est pas question de geler le débat public d'ici là, comme s'il s'agissait
d'un verdict de justice. Si les conclusions de la mission d'information
apportent des compléments utiles, ils seront évidemment pris en compte.</p>
<p><strong>2/ Il y a ceux qui
s'interrogent: « pourquoi voulez vous légiférer pour une situation
qui concerne 2 000 femmes ? » Ce qui compte, c'est moins le chiffre
en valeur absolue que l'augmentation et la concentration dans quelques zones
urbaines. </strong>Je sais d'avance que si un jour cette pratique se généralisait dans
certains quartiers de nos villes, les mêmes qui nous reprochent aujourd'hui de
travailler sur ce sujet nous reprocheraient demain d'avoir trop tardé à agir... Surtout,
la question n'est pas de savoir combien de femmes portent le voile intégral. Ce
n'est pas une question de nombre. C'est une question de principe ! Quand bien
même, il n'y aurait qu'une femme concernée, une loi aurait un sens !</p>
<p><strong>3/ Certains
craignent une stigmatisation de la communauté musulmane de France. C'est un
contresens : le voile intégral n'est pas une prescription religieuse. </strong>Tous
les spécialistes de l'islam nous l'ont confirmé, à commencer par Mohammed
Moussaoui. D'ailleurs, à la Mecque, le port du voile intégral est interdit
pendant le pèlerinage, pour des raisons de sécurité. C'est dire qu'il n'est pas
question ici d'un débat sur la laïcité ou la place de l'islam. Nous refusons
catégoriquement l'instrumentalisation politique de la religion !</p>
<p><strong>4/ D'autres
s'inquiètent : « vous risquez de faire un amalgame avec l'immigration. »
Les choses sont pourtant claires : nous savons que la plupart des femmes
qui portent le voile intégral ont la nationalité française, beaucoup de ces
femmes sont nées en France et l'immense majorité des immigrés en France ne sont
pas plus concernés par le voile intégral que les Français de naissance. </strong>Ce
débat ne porte donc pas du tout sur la place de l'immigration en France.</p>
<p><strong>5/ Enfin, j'entends
des objections juridiques : « une loi risque d'être invalidée par le
Conseil constitutionnel ou la Cour européenne des droits de l'homme ! ». Les
juristes qui avancent ces arguments sont dans leur rôle mais notre rôle, en
tant que législateurs, n'est pas de commenter le droit, il est de l'écrire. </strong>Et
parfois de faire bouger les lignes. Surtout dans des matières où la
jurisprudence n'est pas établie. Si la seule anticipation d'une hypothétique
décision de justice paralyse le législateur, il y a un risque de conversion du
pouvoir judiciaire en pouvoir législatif. Cela n'est pas plus souhaitable que
la situation inverse. Vive la séparation des pouvoirs !</p>
<p><strong>Avec plusieurs
juristes dont Guy Carcassonne, je considère que nous disposons de fondements
juridiques solides pour justifier une interdiction.</strong> D'abord, le respect de la
dignité humaine, principe à valeur constitutionnelle : le voile intégral s'attaque
à la dignité des femmes, il porte atteinte à leur identité, les soumet à une
discrimination absurde, les coupant de toute vie sociale. Certains nous
objectent encore que l'on ne peut pas opposer la liberté à la dignité :
chacun serait libre de s'habiller comme il l'entend. Le Conseil d'Etat a déjà
tranché dans ce débat. Dans un arrêt de 1995, il a rappelé que le respect de la
dignité humaine est un principe fondamental qui mérite d'être défendu par notre
droit. Cela est d'autant plus vrai qu'avec le voile intégral, ce n'est pas la
liberté de s'habiller qui est en cause, c'est la dissimulation permanente du
visage ! Se dissimuler derrière un masque en continu dans la rue, est-ce
vraiment un droit de l'homme ? Poser la question, c'est y répondre...</p>
<p><strong>L'interdiction doit
aussi se fonder sur l'impératif d'ordre public. Je vous invite à imaginer un
instant des quartiers où une majorité de la population serait masquée et vêtue
de la même façon.</strong> Ce n'est pas acceptable, notamment alors que nous développons
la videoprotection dans de nombreuses villes pour protéger la sécurité de nos
concitoyens. Et que dire des enseignants à la sortie de l'école qui ne peuvent
pas confier des enfants à une personne dont ils ne voient pas le visage ?</p>
<p><strong>Je reconnais
volontiers que le succès de cette loi passera par notre capacité à l'expliquer
sur le terrain. Comme d'habitude, les élus locaux joueront un rôle essentiel pour
aller à la rencontre de ceux qui auraient besoin d'explication. </strong>En tant que
maire, je sais que je pourrais m'appuyer sur les acteurs associatifs qui
oeuvrent au quotidien dans nos villes, dans nos cités. Je sais aussi pouvoir
compter sur les représentants musulmans pour redire sur le terrain ce qu'ils
expriment aujourd'hui sereinement : l'islam n'est pas en cause, la liberté
religieuse non plus.</p>
<p>Je voudrais enfin
insister sur un autre acteur majeur : notre réseau diplomatique. <strong>La position sur
le voile intégral de la France, patrie des droits de l'homme, est attendue,
bien au-delà de nos frontières.</strong> Il va falloir expliquer aux autres pays la voie
que nous suivons, notamment dans certains pays à majorité musulmane. A nous de
bien faire comprendre que cette loi n'enfreint aucune liberté religieuse et
qu'elle ne vise aucune religion.</p>
<p><strong>Jamais je n'aurais
pensé que nous aurions à légiférer pour rappeler une telle évidence : se
masquer le visage en permanence, c'est la négation de soi, de l'autre et de la
vie en société. C'est une pratique incompatible avec nos valeurs de liberté,
d'égalité et de fraternité.</strong> Pourtant la loi est aujourd'hui la seule solution
face à des comportements radicaux qui instrumentalisent les principes de la
démocratie pour les retourner contre elle-même. Passer par la loi n'est pas une
satisfaction mais en conscience, j'ai la conviction que c'est notre
responsabilité. Le temps de la décision politique est venu.</p>]]></description>
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<pubDate>Sun, 27 12  2009 13:29:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Les ateliers de Génération France : L'impact de l'agriculture sur l'eau</title>
<description><![CDATA[<p>L'eau, indispensable à la vie, est sans doute la plus précieuse de
toutes les ressources. L'atelier « équilibre » poursuit ses réflexions
sur ce sujet. Il a en particulier souhaité étudier les effets réels de
l'agriculture, qui d'une part utilise de l'eau notamment pour
l'irrigation, et d'autre part impacte sa qualité, notamment des cours
d'eau et des nappes souterraines.
</p>
<p align="justify"><a href="../editos/impact-agriculture-eau.php">Lire la suite [gt][gt]</a></p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
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<pubDate>Sat, 23 05  2009 17:11:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Les ateliers de Génération France : l'harmonisation de la fiscalité à l'échelle européenne</title>
<description><![CDATA[<p>Les Etats membres de l'UE ont des fiscalités hétérogènes, fruits de
leur histoire nationale et de leur modèle économique. L'harmonisation
des fiscalités est cependant une étape importante pour l'achèvement du
marché unique européen.
</p>
<p align="justify"><a href="../club/harmonisation-fiscale.php">Lire la suite [gt][gt]</a></p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
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<pubDate>Wed, 10 06  2009 17:11:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Israël-Palestine : l'économie, vecteur de paix</title>
<description><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2" align="left">
<tbody>
<tr>
<td><img style="padding:2px;border:1px solid #e7e7e7;" src="../img/valerie-hoffenberg.jpg" border="0" alt="" width="94" height="106" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify"><strong>Par Valérie Hoffenberg, conseiller de Paris, missionnée par le président de la république pour la mise en place du parc industriel de Bethléem</strong> - 
      La Tribune.fr - 26/05/2009<br />

L'économie peut-elle réussir là où la diplomatie et les armes n'ont jamais eu raison d'un conflit ? Peut-elle être un agrégateur positif plus puissant ? Trouver la paix au Moyen-Orient est une des priorités de l'administration Obama. Nicolas Sarkozy tiendra le même langage lors de la visite à Paris du Premier ministre Benyamin Netanyahou, le 3 juin, alors que la réalisation d'un parc industriel palestinien est en cours.</p>
<p align="justify"><a href="../club/israel-palestine.php">Lire la suite [gt][gt]</a></p>]]></description>
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<pubDate>Thu, 28 05  2009 17:11:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Le deuxième numéro des Cahiers de Génération France.fr vient de sortir !</title>
<description><![CDATA[<p>Ce
nouveau cahier de Génération France.fr est un numéro spécial en deux parties :
La France de l'après-crise
/ Les succès et les échecs de la politique de la ville. Il  reprend
l'essentiel des réflexions échangées à l'occasion de deux grands
débats organisés par Génération France.fr en juin dernier.</p>
<p>
C'est
le moment de <a href="tl_files/telechargements/abo_cahier.pdf">s'abonner</a> !</p>]]></description>
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<pubDate>Tue, 15 09  2009 12:09:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Jean-François Copé évoque la crise financière vue de France sur CNBC</title>
<description><![CDATA[<p>
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</p>
<p><strong>Jean-François Copé était l'invité de CNBC le 17 septembre </strong> pour évoquer les réponses à la crise financière<strong>.</strong></p>
<p> </p>
<p><strong><img title="jfc-Kissinger" src="tl_files/img/jfc-Kissinger.jpg" alt="jfc-Kissinger" width="400" height="300" /><br /></strong></p>]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 09  2009 09:09:00 +0000</pubDate>
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<title>Discours de JFC aux Journées Parlementaires de l'UMP</title>
<description><![CDATA[<div>
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</div>]]></description>
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<pubDate>Sat, 26 09  2009 15:56:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Propositions pour une politique énergétique européenne à l'approche du sommet de Copenhague</title>
<description><![CDATA[<p>Si les traités fondateurs de la Communauté européenne portaient sur l'énergie (CECA en 1951, Euratom en 1957), la plupart de leurs dispositions n'ont pas été suivies d'effet. Par la suite, l'Europe n'a été à l'origine d'aucune initiative majeure dans ce domaine. </p>
<p><strong>A l'approche du sommet de Copenhague sur le changement climatique de décembre prochain</strong> (dont l'objectif est de parvenir à un accord international prenant le relais du traité de Kyoto, qui arrive à expiration en 2012), <strong>il est impératif que l'Union européenne s'affirme comme un acteur de premier plan dans le but d'aboutir à un accord ambitieux</strong>. Pour ce faire, elle doit commencer par montrer l'exemple.</p>
<p><a href="{{link_url::17}}">Lire la suite</a></p>]]></description>
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<pubDate>Wed, 04 11  2009 14:56:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Génération France Jeunes : la France est-elle allergique à la réforme ?</title>
<description><![CDATA[<p>Le 28 avril, les jeunes de Génération France réunissaient à l'Assemblée nationale deux observateurs privilégiés des changements qui ont lieu en France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
</p>
<p>Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique et membre du Cercle des Economistes est l'auteur de « la Société de Défiance » (prix du livre d'économie 2008) et de « Les Réforme Ratées du Président Sarkozy». Nicolas Tenzer est philosophe, directeur de la revue le Banquet et auteur de nombreux ouvrages dont « France, la Réforme Impossible ? » et «Quand la France Disparaît du Monde». 
</p>
<p><a href="{{link_url::20}}">Lire la suite</a></p>]]></description>
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<pubDate>Fri, 20 11  2009 14:56:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Génération France.fr lance son application iPhone !</title>
<description><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="2" align="left">
<tbody>
<tr>
<td><img style="padding:2px;border:1px solid #e7e7e7;" src="tl_files/img/gf_iphone.jpg" border="0" alt="" /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p align="justify"><strong>Celle-ci vous permettra de suivre depuis votre iPhone les débats Génération France, l'actualité du Club, de participer au débat et de vous tenir informé des prochaines réunions.</strong><strong>  </strong></p>
<p><strong>Entièrement gratuite</strong>, l'application a été conçue pour vous permettre de consulter tous les articles de Génération France depuis votre iPhone en vous offrant un confort optimal de navigation et de lecture.</p>
<p>Si vous possédez le logiciel iTunes, vous pouvez retrouver l'application en <a href="http://itunes.apple.com/fr/app/id336619866?mt=8">cliquant ici</a>.</p>
<p>N'hésitez pas à nous faire part de vos premières impressions et de vos suggestions !</p>]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 11  2009 16:11:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Génération France Jeunes : la suppression du Droit à l'Image Collectif &#40;DIC&#41; et la compétitivité du football professionnel français</title>
<description><![CDATA[<p>Entré en vigueur avec la loi du 15 décembre 2004, le Droit à l'Image Collectif (DIC) est sur le point d'être supprimé. Ce dispositif permettait aux clubs sportifs professionnels de proposer à certains joueurs de voir leur revenu versé en deux parties distinctes : un salaire brut normal, et un montant, plafonné à 30% du revenu total, correspondant à la commercialisation de leur droit à l'image par le club et exonéré des cotisations du régime général de la Sécurité sociale (à l'exception de la CRDS et de la CSG). En donnant la possibilité aux clubs français d'offrir des contrats plus rémunérateurs et moins coûteux, cette loi devait accroître la compétitivité de ces derniers et leur permettre de mieux s'illustrer dans les grandes compétitions européennes.</p>
<p><a href="{{link_url::18}}">Lire la suite</a></p>]]></description>
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<pubDate>Mon, 16 11  2009 14:56:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>Discours de Jean-François Copé sur le port du voile intégral</title>
<description><![CDATA[]]></description>
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<pubDate>Thu, 17 12  2009 14:56:00 +0000</pubDate>
</item>
<item>
<title>« Préservons notre cohésion nationale ! » Par Malika Sorel</title>
<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Malika Sorel est Membre du Haut Conseil à l'Intégration et auteur du "<a href="http://puzzledelintegration.blogspirit.com/">Puzzle de l'intégration</a>"<br /><br />Ce n'est pas tant le contenu de notre identité nationale qui préoccupe les Français ; ils savent en effet très bien ce qu'« être Français » signifie, et ce que « nation française » signifie. Ce qui les angoisse au plus haut point, c'est le devenir de cette identité quand leur socle de valeurs fondamentales se trouve de plus en plus contesté. Un peuple peut-il continuer d'exister si ses fondations sont démantelées ? L'identité nationale est un sujet majeur pour notre pays. <br /><br />Puisque Goethe nous enseigne que tout ce qui est sage a déjà été pensé et que l'important est d'y penser à nouveau, faisons appel à Ernest Renan pour éclairer notre réflexion sur cette question qui concerne la nation française. Ernest Renan a identifié un certain nombre de conditions essentielles pour continuer d'exister en tant que nation : la fusion des populations ; le nécessaire oubli des pages sombres de l'histoire ; la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; le désir de vivre ensemble ; la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis ; le partage d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements ; le culte des ancêtres, de tous le plus légitime <br /><br />Quelle conduite avons-nous adoptée au long de ces trente dernières années, pour que chacune de ces conditions finisse par poser question ? Nous avons agi à l'exact inverse de ce qu'il convenait de faire pour préserver notre cohésion nationale. En prendre conscience nous permettra d'élaborer des politiques plus respectueuses de cette cohésion.<br /><br />Au lieu de rassembler les citoyens autour d'un idéal commun qui puise sa source dans l'identité du peuple français, nous avons érigé le différentialisme au rang de politique publique et l'avons mis en uvre en tous lieux, à commencer par l'école. Ainsi, l'école a cessé d'être un lieu privilégié d'intégration et d'adhésion au projet collectif. À un moment de notre histoire où il devenait indispensable de semer, au plus vite, les graines de l'unité en transmettant, à tous, les règles du bien-vivre ensemble de notre société, nous avons opté pour le culte de la différence. Or, les normes collectives ne sont que la traduction de la culture du peuple français. C'est pourquoi nous assistons désormais, impuissants, à un choc de normes. <br /><br />Au lieu de veiller à l'indivisibilité du peuple français, nous avons glorifié l'avènement d'un peuple qui serait multiculturel, célébrant ainsi, sans même en mesurer les conséquences, l'avènement de plusieurs peuples sur un même territoire. Nous avons vu les « accommodements déraisonnables » gagner toujours plus de terrain, à l'école, dans l'entreprise, dans l'armée et dans tous les lieux qui avaient pourtant vocation à constituer des espaces de socialisation. Beaucoup, ignorant la réalité du bien-vivre ensemble de la société française, se sont alors présentés portant en bandoulière leurs propres revendications pour s'affranchir des règles (parfois tacites) de notre société. La satisfaction de ces demandes de contournement de nos règles entraînera leur prolifération jusqu'à ce que la cohabitation harmonieuse ne soit plus possible.<br /><br />Au lieu de maintenir le cap de l'égalité républicaine et du respect du mérite (principes conquis dans la fureur de la révolution française), on a introduit, sans même en référer au peuple français, la prise en compte de l'ethnie et de la race pour accéder à des emplois et des formations. C'est faire preuve d'une bien courte vue que d'instaurer un avantage concurrentiel à se rattacher psychologiquement et moralement à une communauté particulière, au moment même où il apparaît clairement que c'est justement ce réadossement à certains systèmes de valeurs que la communauté française ne reconnaît pas comme partie intégrante de son patrimoine culturel, qui empêche l'intégration et donc la fusion des populations. Si j'évoque la nécessité d'en référer aux Français, c'est parce que les difficultés rencontrées par l'État à défendre nos principes fondamentaux ont largement contribué à la crispation que nous observons actuellement. Nous avons là aussi, sans réfléchir aux conséquences, envoyé le signal que ces principes fondamentaux pouvaient être contournés, voire abandonnés. Comment s'étonner ensuite que la République soit sans cesse testée, et qu'il devienne ainsi de plus en plus difficile de se rassembler ? <br /><br />S'il ne s'agit pas de nier l'existence de pages sombres de l'histoire, il est toutefois indispensable de comprendre qu'il nous faut nous concentrer sur l'avenir, si nous voulons construire un destin collectif. Or, qu'avons-nous laissé faire ? Nous avons laissé le passé se déverser tel un torrent de boue dans les espaces publics. Chaque page sombre a été instrumentalisée pour être érigée en mur de séparation. Ces manipulations de l'histoire n'avaient qu'un seul but : culpabiliser les Français, pour exiger ensuite la repentance de la France. Non seulement ces procès ont terriblement meurtri les français, qui se sont trouvés privés de droit de réponse, mais ils ont dans le même temps profondément marqué les enfants issus de l'immigration, dont un grand nombre sont désormais convaincus que la société française leur est hostile et les exclut. Cela a conduit une partie d'entre eux à refuser, de façon désormais ouvertement assumée, de s'intégrer au projet collectif. <br /><br />Jean-François Copé a évoqué une « nation qui se fissure en silence ». La nation ne se fissure pas en silence. Elle se fissure à grand bruit, et ce bruit résonne déjà depuis de longues années. Alors, que faire pour permettre l'éclosion d'une conscience collective, prélude à l'émergence d'une volonté de destin partagé ? Que faire pour que la France redevienne la terre d'intégration qu'elle a cessé d'être ? Pour avoir une chance de réussir, nous devrons veiller en tout premier lieu à ce que le contrat moral et social qui lie les Français entre eux soit non seulement connu de tous, mais aussi respecté de tous. Il n'y a pas d'exemption possible. C'est la seule voie qui conduira à ce que les principes et valeurs de la société française  qui sont, faut-il le rappeler, des valeurs de tolérance et d'ouverture : Liberté-Égalité-Fraternité-Laïcité  soient peu à peu intériorisés par tous, et perçus par chacun comme l'héritage qu'on a reçu indivis, l'héritage que l'on transmet à sa propre descendance. <br /><br />Il est d'autant plus important de rappeler cette obligation de respect des principes de notre société, que cela aidera de très nombreux enfants à se construire de façon à ne pas s'en exclure. Je pense notamment aux élèves qui, selon la sociologue Nicole Mosconi, rencontrent sur leur chemin des « conflits identificatoires » qui les amènent à échouer à l'école car « l'enfant qu'ils sont dans sa famille s'oppose à l'élève qu'ils doivent être à l'école ». Nous sommes ici bien loin d'un échec dont la responsabilité serait imputable à l'école ou à nos enseignants. C'est là que se trouve la clé de la difficulté d'intégration, et certainement pas dans la question économique ou sociale, qui n'est en vérité que la plus petite pièce du puzzle de l'intégration. Lionel Jospin a payé un lourd tribut à cette erreur d'appréciation. Avons-nous, depuis, tiré quelque enseignement de son échec ?<br />C'est dès l'école maternelle que nous devons venir en aide aux élèves qui rencontrent ces problèmes identificatoires, problèmes qui les conduisent à s'enfermer dans la spirale de l'échec puis de l'exclusion. Cela requiert une véritable intensification des moyens dans les premières classes (maternelle-CP-CE1), dont les effectifs doivent nécessairement être réduits. C'est dans ces classes que la plus grande attention doit être accordée à la transmission de la langue française et du référentiel culturel de notre société. Car c'est bien dans les premières classes que l'effet de levier est le plus important, et c'est donc là que les graines de l'ouverture à d'autres possibles doivent être semées afin d'en maximiser les chances de germination. Venir s'inquiéter du sort de ces élèves à leur entrée en 6ème dénote d'une grande ignorance de la réalité des difficultés auxquelles ils doivent faire face et des défis qu'ils sont, très jeunes, amenés à affronter. Au collège, c'est souvent trop tard. Leur personnalité, leur vision d'eux-mêmes, leur vision des autres sont en grande partie édifiées et parfois déjà figées. Les évolutions apportées à partir de ce stade ne pourront être que dérisoires. La grande majorité ne sera en effet plus réceptive au pacte qui leur sera proposé. <br />Ainsi, on comprendra aisément qu'il ne faut s'attendre à aucun miracle de la part du service civil, qui intervient à l'âge adulte. De même, la focalisation des moyens et de l'attention publique sur l'élite (classes préparatoires aux grandes écoles) est surréaliste. Si nous souhaitons vraiment apporter des solutions pérennes aux problèmes qui se posent à notre société, et qui menacent de faire volet en éclat notre cohésion nationale, c'est aux élèves les plus en difficulté que nous devons venir en aide. Gardons-nous donc des politiques élitistes qui ne sont en réalité que des miroirs aux alouettes. <br />L'examen de notre identité, qui est dans le même temps un examen de notre projet de société, est douloureux mais essentiel. Nous n'avons d'autre choix que de réussir à maintenir notre nation vivante en renouvelant notre volonté de vivre ensemble. Si nous avons la fortune d'avoir reçu la France en héritage, elle ne nous appartient pas ; elle appartient à nos enfants. <br /><br />Je forme le vu que ce débat sur notre identité soit sincère, et ne se révèle pas au contraire une simple mise en scène, prélude à exiger du peuple français qu'il prenne acte du fait que la France serait devenue plusieurs « Frances » ; que la France serait devenue porteuse de plusieurs socles de valeurs fondamentales qui concourraient à la définition du projet collectif. Si tel était le cas, il est fort à craindre que l'immense espoir suscité par ce débat, et dans lequel les Français se sont engagés avec grande passion, ne se transforme, tôt ou tard, en « raisins de la colère ». J'espère vivement que nos hommes et femmes politiques en ont pleine conscience.</p>]]></description>
<link>http://www.generationfrance.fr</link>
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<pubDate>Tue, 22 12  2009 17:33:00 +0000</pubDate>
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