Pour l'Etat
Les turbulences de l’économie montre que nous avons besoin d’un Etat performant et solide, qui prend garde de ne pas se substituer aux autres acteurs et qui ne casse pas toutes les initiatives individuelles.
Cet Etat actif doit être capable de dégager rapidement des marges de manœuvre pour prendre des initiatives fortes quand les acteurs privés font défaut. Alors que plus de 30% de notre budget est déjà absorbé par la charge de la dette et que la hausse des taux d’intérêt comme de l’inflation alourdit chaque jour la facture, nous souffrons d’un très lourd handicap.
Si l’Etat ploie sous le poids du surendettement, comment peut-t-il garantir la stabilité du système ?
Si l’Etat n’est pas crédible à cause de sa mauvaise gestion, comment peut-il inspirer la confiance aux autres acteurs économiques et proposer de nouvelles régulations plus saines ?
Si la bureaucratie fige l’intervention publique dans un modèle daté, conçu pour répondre aux problèmes d’une autre époque, comment l’Etat pourra-t-il relever les nouveaux défis ?
En clair, la réhabilitation bienvenue de l’action publique ne doit pas être synonyme d’un arrêt des réformes structurelles. Au contraire, elle impose une modernisation accélérée.
Aujourd’hui, ce qui manque pour résoudre la crise, c’est moins de l’argent que de la confiance. Il ne faut pas laisser croire aux Français que nos problèmes se régleront en dépensant à tort et à travers des milliards que nous n’avons pas. L’explosion de la dépense publique n’est pas une réponse en soi, elle peut au contraire alimenter la défiance !
Le retour à l’équilibre en 2012 doit rester un objectif pour nos finances publiques. Pour traiter la crise, oui à une intervention publique efficace et performante. Non à la tentation du laxisme budgétaire !
L’Etat régulateur : trouver le bon équilibre et agir à l’échelle internationale
Pendant des années, la puissance publique n’a pas joué correctement sa mission de régulation dans la sphère financière. Il s’agit à présent de mettre en place une régulation intelligente, à l’échelle européenne, voire internationale.
Lire la suite
Réduire la dépense publique inutile
La maîtrise de la dépense publique, c’est un chantier national, qui doit mobiliser tout le pays, et pas seulement des techniciens dans des bureaux à Paris, seuls contre tous.
Il faut donc que les parlementaires et les Français eux-mêmes soient parties prenantes de l’indispensable chasse aux gaspillages que nous devons à présent mener.
Lire la suite
Votre commentaire
Les champs portant un astérisque (*) sont obligatoires
Commentaires
Il y a actuellement 1 commentaires22 Oct. 2008, 15:29
Les anglais ont un principe simple :"tout ce qui n'est pas interdit est autorisé".
Les allemands un autre principe simple "tout ce qui n'est pas autorisé est interdit"... mais il y a les procédures pour monter les coopérations.
Notre droit est plus compliqué. L'Etat dans sa grandeur est censé tout savoir ... sauf que la réalité est plus complexe.
CE QUI MANQUE = Ce qui existe en Allemagne : des procédures simples pour monter des expérimentations.
Avec des expérimentations qui permettront d'adapter au tempérament français ce qui existe à l'étranger, plus ce qui est nécessaire pour valoriser l'immatériel, nous pourrons mettre en place un super booster de l'economie ... et ce sera SAIN.
A+
Claude










